L'Oeil Curieux

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Visites

Les billets sur les visites d'Expositions, dans les musées et les galeries.

L'exposition est encore visible quand le billet est publié (parfois pas pour très longtemps...)

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samedi 17 novembre 2018

Pour faire mentir Hitchcock

Non, les oiseaux ne sont pas tous des tueurs psychopathes.

Les oiseaux de Pentti Sammallahti se désaltèrent paisiblement dans la campagne.
© Pentti Sammallahti / Camera Obscura
© Pentti Sammallahti / Camera Obscura

Les oiseaux de Pentti Sammallahti sont un peu moqueurs et imitent le Général de Gaulle.
© Pentti Sammallahti / Camera Obscura
© Pentti Sammallahti / Camera Obscura

Les oiseaux de Pentti Sammallahti sont bien élevés et traversent prudemment dans les passages protégés.
© Pentti Sammallahti / Camera Obscura
© Pentti Sammallahti / Camera Obscura

Les oiseaux de Pentti Sammallahti sont des illusionnistes capables de se transformer en arbre.
© Pentti Sammallahti / Camera Obscura
© Pentti Sammallahti / Camera Obscura

Pentti Sammallahti est un magicien.
© Pentti Sammallahti / Camera Obscura
© Pentti Sammallahti / Camera Obscura


dimanche 11 novembre 2018

Martine fait de la photographie

Il aura fallu un déménagement pour que je découvre Martine Franck.
Celui de la Fondation HCB, qu'elle a fondé avec son époux Henri Cartier Bresson, et désormais installée au bout de la Rue des Archives (je dis au bout parce que, pour moi, la rue des Archives commence Rue de Rivoli, quand je sors du métropolitain).

J'ai donc découvert cette photographe et femme libre dans les vastes et nouveaux locaux de la Fondation.

De la photographie classique, avec une sereine plénitude dans les paysages, propice à la méditation,
Martine Franck, Kyoto. Ohara. Jardin du temple Sanzen-in. © Martine Franck/Magnum Photos
Martine Franck, Kyoto. Ohara. Jardin du temple Sanzen-in.
© Martine Franck/Magnum Photos

Martine Franck, Kyoto. Fenêtre au Museum of Modern Art, 2008. © Martine Franck/Magnum Photos
Martine Franck, Kyoto. Fenêtre au Museum of Modern Art, 2008.
© Martine Franck/Magnum Photos

Martine Franck, Yorkshire. RAF Fylingdales, Controle Radar. Les Radomes. © Martine Franck/Magnum Photos
Martine Franck, Yorkshire. RAF Fylingdales, Controle Radar. Les Radomes.
© Martine Franck/Magnum Photos

et une attention aux autres, parfait reflet de l'engagement de toute une vie, que j'ai particulièrement ressentie dans ses portraits.
Martine Franck, Binche. Carnaval. Février 1975. © Martine Franck/Magnum Photos
Martine Franck, Binche. Carnaval. Février 1975.
© Martine Franck/Magnum Photos

Martine Franck, Agnès Varda à son domicile Rue Daguerre. © Martine Franck/Magnum Photos
Martine Franck, Agnès Varda à son domicile Rue Daguerre.
© Martine Franck/Magnum Photos

Martine Franck, l'Abbé Pierre. Seine Maritime. Esteville. 1994.
Martine Franck, l'Abbé Pierre. Seine Maritime. Esteville. 1994.
© Martine Franck/Magnum Photos

Martine Franck est une photographe à découvrir, je viens enfin de le faire avec grand plaisir.

P.-S. Je vous demande de m'excuser pour le titre, mais je n'ai pas su résister...


vendredi 2 novembre 2018

le Rinpa, c'est sympa

Quand même, cet œil Curieux, il pourrait être moins gamin avec ses titres de billet.
Cette belle exposition sur le Rinpa mérite mieux qu'une vague inspiration par une vieille chanson de Gotainer.

Le Rinpa, ce mouvement d'art décoratif si raffiné, avec ces peintures sur feuilles d'or, est vraiment desservi par cette facétie.
C'est d'autant plus regrettable que les œuvres retenues pour illustrer le billet sont plutôt séduisantes.

Ces dieux du vent et du tonnerre ont l'air plutôt joyeux.
Fūjin, le dieu du vent semble même sauter à la corde avec son sac.
Tawaraya Sōtatsu, Dieux du vent et du tonnerre, Époque d’Edo (1603-1867), XVIIe siècle, paire de paravents à deux panneaux, Kennin-ji, Kyōto, œuvre désignée au Japon «Trésor national»
Tawaraya Sōtatsu, Dieux du vent et du tonnerre, Époque d’Edo (1603-1867), XVIIe siècle
Paire de paravents à deux panneaux, Kennin-ji, Kyōto, œuvre désignée au Japon «Trésor national»

Quant aux vagues de Kôrin, elles n'ont rien à envier à la grande vague d'Hokusai, pleines de fracas et d'écume.
Ogata Kôrin, Vagues à Matsushima, XVIIIe siècle
Ogata Kôrin, Vagues à Matsushima, XVIIIe siècle

Mais il me semble que notre Oeil Curieux a été particulièrement impressionné par Kamisaka Sekka.
Cet artiste, désigné comme le dernier grand représentant du style Rimpa, excelle effectivement dans tous les domaines.

Son ensemble pour l’écriture est une pure merveille d'élégance.
Kamisaka Sekka, Ecritoire et boite à accessoires avec motifs de jeunes pins et grues 1920–25, Hosomi Museum, Kyoto
Kamisaka Sekka, Ecritoire et boite à accessoires avec motifs de jeunes pins et grues 1920–25
Hosomi Museum, Kyoto

Ses raviers sont d'une sobriété éclatante.
Kamisaka Sekka, Kiyomizu Rokubei IV et Kiyomizu Rokubei V, Raviers à motifs de ruisseau, 1920
Kamisaka Sekka, Kiyomizu Rokubei IV et Kiyomizu Rokubei V, Raviers à motifs de ruisseau, 1920

Et ces iris sur fond d'or, quel raffinement !
Kamisaka Sekka, Iris, entre 1920 et 1940, paire de paravents à deux panneaux
Kamisaka Sekka, Iris, entre 1920 et 1940, paire de paravents à deux panneaux
Kamisaka Sekka, Iris, entre 1920 et 1940, paire de paravents à deux panneaux


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