L'Oeil Curieux

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Clins d'oeil

Des billets sur tout et n'importe quoi.
au gré de l'humeur et de l'actualité

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lundi 1 mai 2017

L'homme qui marche...en Amérique

C'est le 1er mai, alors je ne vais pas vraiment travailler.
Pas de billet sur une exposition, le mois d'avril 2017 aura été une période de jachère, après il est vrai, un riche premier trimestre.

Non, j'ai juste envie de partager avec vous un site que je prends plaisir à parcourir, lentement.

Il s'appelle Matt Green, il a traversé les États-Unis à pied en 2010, et maintenant il parcourt New York, avec l’ambition d'avoir arpenté toutes les rues de cette ville.
Sur son site I'm Just Walking, il partage ses rencontres, ses émerveillements, les petits riens de tous les jours.

Thoughts on the Red Line



J'aime lire ses courts billets et découvrir ses photos, moi qui déteste faire des photographies de voyage.
J'aime l'idée de l'homme qui marche, pour marcher, rencontrer des gens et découvrir le monde, celui qui est à quelques heures de marche.
J'apprécie d'autant plus la lecture de ce voyage que je suis dans une période de déplacements professionnels fréquents.
Cette marche à travers un pays ou une ville, au rythme de l'homme, est à l'opposée des voyages aériens que je pratique, rythmés par les horaires, les contrôles, dans l'environnement bruyant, agressif et anxiogène des aéroports.
Et encore, je n'ai pas à me plaindre, car je voyage dans de bonnes conditions et je peux goûter le calme des salons des compagnies aériennes.

Alors, oui, j'envie la liberté de Matt, sa façon d'observer le monde d'un œil curieux, de partager son regard avec nous et de l’enrichir avec les informations glanées sur la toile.

Si vous lisez l'anglais, enfin l’américain, j'espère que vous prendrez plaisir à ce voyage, à hauteur d'homme.


dimanche 26 mars 2017

Un compagnon de table pour le Gourmet Solitaire

Takeshi ne pouvait que me séduire.
Jeune retraité japonais, il explore avec gourmandise sa nouvelle liberté d'ex-salarié et s'adonne avec délice aux plaisirs épicuriens de la chère.

Toute ressemblance avec le Gourmet Solitaire de Taniguchi n'est pas fortuite, puisque Masayuki Kusumi, scénariste de Taniguchi pour les aventures gastronomiques du représentant gourmand, n'est autre que l'auteur du roman «Nobushi no Gourmet», d'abord adapté en manga, puis maintenant à l'écran sous le titre «Samurai Gourmet», sur Netflix.

nobushi no gourmet

nobushi no gourmet

Si la nourriture ne tient pas une place aussi centrale que dans le Gourmet Solitaire, elle reste un élément de chacun des épisodes de cette mini série attachante (voire très attachante pour le passionné du Japon, de la nourriture et salarié plutôt dans la tranche d'âge du héros, que je suis).
Le coté très japonisant est accentué par la « conscience » du héros, un jeune samouraï sans maître, libre et irrévérencieux, qui surgit du passé pour donner force et courage à Takeshi dans les situations délicates.
Gentiment moralisatrice, célébrant les plaisirs simples de la vie, la série se regarde avec plaisir et distille un agréable sentiment de quiétude.

Mais attention, elle peut aussi aiguiser l’appétit durant ou après sa vision.



Nota  : Un samouraï comme conscience  : Pinocchio et son criquet de Jiminy ne jouent pas dans la même catégorie...

Post-Scriptum
Le Gourmet Solitaire a aussi été adapté à l'écran sous le titre «Kodoku no Gurume».

L’adaptation est plutôt réussie, et le petit plus de la série, est qu'à la fin de chaque épisode, Masayuki Kusumi, le scénariste, va dans l'établissement où se déroulait l'action et déguste des plats « dans la vraie vie ».



Post Post-Scriptum
Toujours sur Netflix, la chaîne qui décidément fait saliver, je vous recommande aussi «Midnight Diner : Tokyo Stories», série se déroulant dans une gargote tokyoïte et dans laquelle, autour de plats préparés avec amour par le chef, se déroulent les petites histoires de la vie.



samedi 11 mars 2017

Cultivons notre jardin et aidons les jeunes pousses à s'épanouir

Il y a de la photographie dans la famille de l'Oeil Curieux, qui ne se résume pas à ma fidèle accompagnatrice aux expositions, ma douce Madame L'Oeil Curieux.
Il y a aussi un beau frère photographe professionnel à Montréal.

Aujourd'hui, pour ce billet, il y a surtout Olivier, le neveu, apprenti photographe en formation.

Dans le cadre de ses études, il doit financer son exposition de fin d’année.

Il a choisi une approche que je trouve assez originale de la photographie culinaire.
Je ne suis pas friand (ah, ah, kolossal jeu de mot), généralement, de la photographie de studio (sans doute par jalousie ou frustration de ne pas avoir suivi de formation théorique de photographie).
Mais son travail sur les couleurs et les textures mérite d'y jeter un œil... curieux.

Cosmos  © Olivier Decker
Cosmos © Olivier Decker

Mitonner un projet photographique qui associe nourriture, couleurs et textures ne pouvait qu'attirer et attiser le regard de l'Oeil Gourmand, pardon de l'Oeil Curieux.

Bref, pour changer des appels aux dons pour la BNF et autres incitations à l'achat du dernier "100 photographies pour la Liberté de la Presse" de RSF, je vous propose d'aller sur le site d'Olivier voir quelques photographies, et si vous avez envie d'aider un jeune à financer son projet de fin d'études, d'aller sur le site pour le financement participatif de son exposition.

Les photographies d'Olivier sont ici.
Le financement participatif de son exposition est ici.

Avec le support des milliers d'abonnés de l'Oeil Curieux, l'exposition d’Olivier pourrait devenir l'exposition de l'année, ravalant « Icônes CÔNES de l'art moderne. La collection Chtchoukine » tenue récemment à la Fondation Louis Vuitton, au rang d'anecdote dans la vie culturelle parisienne des 20 dernières années.

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