L'oeil curieux

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dimanche 13 novembre 2016

Tout simplement

Tout simplement admirer l'élégance éternelle du N&B.

Louis Faurer  Garage, Park Avenue, New York City, ca. 1950
Louis Faurer Garage, Park Avenue, New York City, ca. 1950
© Louis Faurer Estate

Tout simplement sourire derrière l'homme sans tête.

Louis Faurer 42nd Street (Midget Movies), New York, ca. 1948
Louis Faurer 42nd Street (Midget Movies), New York, ca. 1948
© Louis Faurer Estate

Tout simplement regarder l'humanité avec dignité.

Louis Faurer, I Am Paralyzed, Philadelphia, 1949
Louis Faurer, I Am Paralyzed, Philadelphia, 1949
© Louis Faurer Estate

Tout simplement ressentir la tendresse d'un geste.

Louis Faurer, Comb Over, New York, NY, 1949
Louis Faurer, Comb Over, New York, NY, 1949
© Louis Faurer Estate

Tout simplement écrire le bonheur d'avoir rencontré Louis Faurer un samedi après midi de novembre.


dimanche 2 octobre 2016

Un autre regard

Mon tropisme pour l'Empire du Soleil Levant guide souvent mes pas et délie ma plume.
En attendant d’atterrir à Tokyo, Haneda, la Maison de la Culture du Japon, Quai Branly, est une destination plus proche et qui distille néanmoins de délicieuses saveurs nipponnes.

J'y ai fait, samedi, une de mes plus enthousiasmantes rencontres de l'année.

Paul Jacoulet, né à Paris en 1896, a vécu pratiquement toute sa vie au Japon, ou il est arrivé à l'âge de 3 ans.
Au Japon, il est reconnu comme l'un des derniers grands maîtres de l'estampe ukiyo-e, «  image du monde flottant  ».
L'expression semble particulièrement juste pour les portraits du maitre français  : il capture, avec une infinie justesse et une grande empathie, un monde pas si éloigné de celui Hiroshige, Hokusai ou Utamaro mais appelé à disparaître dans les années qui vont suivre.

Réalisées par les meilleurs artisans, ses estampes sont une étonnante synthèse de technique et formalisme totalement japonais et du regard curieux d'un artiste nourri d'art occidental.

Paul Jacoulet porte un regard d’ethnologue sur les danses traditionnelles.
Danses D'Okesa. Sado, Japon - Paul Jacoulet, 1952
Danses D'Okesa. Sado, Japon - Paul Jacoulet, 1952

Il croque avec tendresse la vie quotidienne, un jeune enfant porté par son frère, quelques piments rouges proposés par un modeste marchand et la tranquille contemplation d'une chenille verte.
Les Deux Freres. Izu, Japon - Paul Jacoulet, 1936
Les Deux Freres. Izu, Japon - Paul Jacoulet, 1936

Les Bons Piments Rouges. Johokuri, Coree - Paul Jacoulet, 1954
Les Bons Piments Rouges. Johokuri, Coree - Paul Jacoulet, 1954

La Chenille Verte. Coree - Paul Jacoulet, 1936
La Chenille Verte. Coree - Paul Jacoulet, 1936

Dans la grande tradition, il maîtrise aussi les sujets animaliers et végétaux.
Le Nid. Coree - Paul Jacoulet, 1941
Le Nid. Coree - Paul Jacoulet, 1941

Ses trois jolies Coréennes emmitouflées célèbrent la beauté féminine, dans une élégante composition.
Flocons De Neige. Pengyong, Coree - Paul Jacoulet, 1956
Flocons De Neige. Pengyong, Coree - Paul Jacoulet, 1956

Il faut vraiment voir les œuvres pour savourer la justesse des traits, la richesse des couleurs et la somptuosité des effets de transparence, comme dans «  les perles  » pour lesquelles plus d'une centaine de planches ont été nécessaires.
Les Perles. Mandchoukuo - Paul Jacoulet, 1950
Les Perles. Mandchoukuo - Paul Jacoulet, 1950

Gaufrage, utilisation du mica, d'or, couleurs éclatantes, les estampes présentées sont un pur ravissement.
Encore deux semaines pour voyager dans le mode flottant avec le maitre français....


dimanche 11 septembre 2016

Dernière chance pour Jean Lurçat

C'est la rentrée de l'Oeil Curieux et je suis déjà à courir après les expositions  !
Pas le temps d'écrire un beau billet, alors la rubrique « dernière chance » va sauver les apparences.

Je crie « Tapis » et j'abats trois cartes pour vous donner envie d'aller à la Manufacture des Gobelins (ou, soit dit en passant, je n'ai croisé ni gobelin, ni troll, ni orque, ni nain ou hobbit. Comme quoi les appellations peuvent être trompeuses...)

L'été n'est pas fini.
Il est donc encore temps de découvrir celui de Jean Lurçat (et aussi son automne, son hiver et son printemps).
Ses 4 saisons vous envelopperont dans leur nature vibrante, foisonnante et généreuse.
Vous voudrez passer la porte et marcher les pieds nus, caressé par les herbes chaudes et les rayons ardents de l'astre du jour.
Jean Lurçat, Les Saisons - L'Eté, 1941 © Visuel: Philippe Sébert © Fondation Lurçat / Adagp Paris, 2016
Jean Lurçat, Les Saisons - L'Eté, 1941
© Visuel: Philippe Sébert © Fondation Lurçat / Adagp Paris, 2016

A la vision des tapisseries de Lurçat, avec cette célébration de la nature, des plantes, des animaux, du soleil et de la lune, je pense à Giono.
D'ailleurs, n'ont-ils pas chacun leur « Chant du monde » ?


Sur les tapisseries, j’écris ton nom.
Poète engagé, Lurçat résista avec art et par l'Art durant les heures sombres des années 40.
Jean Lurçat, Liberté, 1943 / Collection du musée Jean Lurçat et de la tapisserie contemporaine
Jean Lurçat, Liberté, 1943
Collection du musée Jean Lurçat et de la tapisserie contemporaine


Cédez aux sirènes !
Surtout quand vous pouvez en accueillir une, charmante, délicatement lovée à vos pieds.
Jean Lurçat, Tapis « La Sirène » vers 1925 © Les Arts Décoratifs
Jean Lurçat, Tapis « La Sirène » vers 1925
© Les Arts Décoratifs


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