L'oeil curieux

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samedi 19 avril 2014

Fermeture enchantée de parenthèse

Il est temps de refermer cette maudite parenthèse ouverte il y a un mois.
Léger grincement.
Les gonds sont un peu rouillés.
Sans doute l'humidité de la déprime...
La serrure claque.
La parenthèse est fermée.

Les beaux jours sont là et les coccinelles reviennent.
Rue du Temple, j'ai croisé une espèce un peu particulière : la coccinelle de Gotlib.
La coccinelle de Gotlib © Gotlib, Seven Sept, 2006
© Gotlib, Seven Sept, 2006

Gotlib, c'est Pilote, les Dingodossiers et surtout les Rubriques à Brac que j'empruntais à la Bibliothèque municipale quand j'étais gamin.
Après, comme cela arrive aussi avec les amis, je l'ai perdu de vue, alors qu'il œuvrait dans l'Écho des Savanes puis Fluide Glacial.
Mais dans le grenier de ma mémoire, le professeur Burp enseigne toujours d'absurdes leçons de zoologie et la coccinelle anime les bas de cases.
Son Newton a montré sa pomme sur un de mes billets et son Théâtre Nô, dont les planches originales sont exposées au Musée d'Art et d'Histoire du Judaisme, a illustré une de mes japonaiseries.

Gotlib est au MAHJ car il est né Marcel Mordekhaï Gotlieb, de parents immigrés juifs de langue hongroise.
La première salle, consacrée à ses origines familiales et à son enfance, présente deux extraordinaires évocations de cette période.

Extraordinaire est la force de cette infamante étoile jaune qui se métamorphose en fleur arroseuse d'auguste de cirque.
Planche 1, L’Écho des Savanes n°3, 1er avril 1973 © Gotlib
Planche 1, L’Écho des Savanes n°3, 1er avril 1973
© Gotlib
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Encore plus belles et plus émouvantes sont la pudeur et la poésie, que j'avais un peu oubliées chez Gotlib, de sa « chanson aigre-douce ».
La chanson aigre-douce (détail) Rubrique-à-brac, Pilote, 27 novembre 1969 © Gotlib - Dargaud
La chanson aigre-douce (détail) Rubrique-à-brac, Pilote, 27 novembre 1969
© Gotlib - Dargaud
(cliquer sur l'image pour l'agrandir)

J'ai redécouvert, à travers les planches originales, les films et autres magazines, la richesse de l’œuvre de Gotlib, son goût pour le cinéma (Clin d'oeil à « Orange Mécanique » avec l'affiche de l'exposition) et la musique, sa folie et sa tendresse, sa liberté.
Affiche de l’exposition « Les mondes de Gotlib » © Gotlib – Dargaud 2014 Dessin : Marcel Gotlib Conception graphique : Philippe Ravon
Affiche de l’exposition « Les mondes de Gotlib »
© Gotlib – Dargaud 2014
Dessin : Marcel Gotlib Conception graphique : Philippe Ravon

Il va falloir que je complète ma bédéthèque ; elle manque singulièrement de Gotlib !




vendredi 14 mars 2014

Parenthèse désenchantée

Du lundi au vendredi, trouver un peu d'énergie pour traîner sur la toile et épingler, ici une photographie, là une musique, sur Pinterest.
Histoire de se convaincre que si l'Oeil est fatigué, il n'en reste pas moins curieux.

Tenir à jour l'agenda, pour d'hypothétiques utilisateurs, si ce n'est soi même.

Le samedi, dépenser l'énergie économisée pour se plonger dans une exposition et attraper quelques photons pour nourrir le Flickr.

Consacrer le dimanche aux plaisirs simples, le marché, le repas dominical, les magazines et journaux dont les pages se languissent d'être tournées.

Puis recommencer.

La parenthèse est ouverte...

samedi 22 février 2014

C'est samedi. Allons aux magasins

La fièvre des soldes me saisirait elle ?
L'envie irrépressible d'un chariot débordant de victuailles me pousse-t-elle à écrire ce billet ?

Mais non !!

La lecture d'un article dans Beaux Arts Magazine de février est à l'origine de ces quelques lignes.
Vous pourrez noter au passage que, même pour la lecture des magazines, l'Oeil Curieux est lent puisque je vous parle du numéro précédent de Beaux Arts (le numéro de mars est sorti le 20 février alors que je n'avais pas encore fini celui du mois précédent....).

L'article en question porte sur les Magasins Généraux de Pantin qui vont devenir les bureaux de l'agence de pub BETC en 2016.
Magasins Généraux

Ces Magasins généraux étaient devenus, depuis leur abandon, une cathédrale du Street Art et du Graff.
Comme cela a été fait pour la Tour Paris 13 avant sa destruction, les lieux ont été numérisés, grâce à BETC, et il est donc possible de déambuler, la souris à la main, pour découvrir 20 000 m2 de peinture urbaine.

Alors, pour aller aux magasins, cliquez ici.

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