L'Oeil Curieux

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

dimanche 11 novembre 2018

Martine fait de la photographie

Il aura fallu un déménagement pour que je découvre Martine Franck.
Celui de la Fondation HCB, qu'elle a fondé avec son époux Henri Cartier Bresson, et désormais installée au bout de la Rue des Archives (je dis au bout parce que, pour moi, la rue des Archives commence Rue de Rivoli, quand je sors du métropolitain).

J'ai donc découvert cette photographe et femme libre dans les vastes et nouveaux locaux de la Fondation.

De la photographie classique, avec une sereine plénitude dans les paysages, propice à la méditation,
Martine Franck, Kyoto. Ohara. Jardin du temple Sanzen-in. © Martine Franck/Magnum Photos
Martine Franck, Kyoto. Ohara. Jardin du temple Sanzen-in.
© Martine Franck/Magnum Photos

Martine Franck, Kyoto. Fenêtre au Museum of Modern Art, 2008. © Martine Franck/Magnum Photos
Martine Franck, Kyoto. Fenêtre au Museum of Modern Art, 2008.
© Martine Franck/Magnum Photos

Martine Franck, Yorkshire. RAF Fylingdales, Controle Radar. Les Radomes. © Martine Franck/Magnum Photos
Martine Franck, Yorkshire. RAF Fylingdales, Controle Radar. Les Radomes.
© Martine Franck/Magnum Photos

et une attention aux autres, parfait reflet de l'engagement de toute une vie, que j'ai particulièrement ressentie dans ses portraits.
Martine Franck, Binche. Carnaval. Février 1975. © Martine Franck/Magnum Photos
Martine Franck, Binche. Carnaval. Février 1975.
© Martine Franck/Magnum Photos

Martine Franck, Agnès Varda à son domicile Rue Daguerre. © Martine Franck/Magnum Photos
Martine Franck, Agnès Varda à son domicile Rue Daguerre.
© Martine Franck/Magnum Photos

Martine Franck, l'Abbé Pierre. Seine Maritime. Esteville. 1994.
Martine Franck, l'Abbé Pierre. Seine Maritime. Esteville. 1994.
© Martine Franck/Magnum Photos

Martine Franck est une photographe à découvrir, je viens enfin de le faire avec grand plaisir.

P.-S. Je vous demande de m'excuser pour le titre, mais je n'ai pas su résister...


vendredi 2 novembre 2018

le Rinpa, c'est sympa

Quand même, cet œil Curieux, il pourrait être moins gamin avec ses titres de billet.
Cette belle exposition sur le Rinpa mérite mieux qu'une vague inspiration par une vieille chanson de Gotainer.

Le Rinpa, ce mouvement d'art décoratif si raffiné, avec ces peintures sur feuilles d'or, est vraiment desservi par cette facétie.
C'est d'autant plus regrettable que les œuvres retenues pour illustrer le billet sont plutôt séduisantes.

Ces dieux du vent et du tonnerre ont l'air plutôt joyeux.
Fūjin, le dieu du vent semble même sauter à la corde avec son sac.
Tawaraya Sōtatsu, Dieux du vent et du tonnerre, Époque d’Edo (1603-1867), XVIIe siècle, paire de paravents à deux panneaux, Kennin-ji, Kyōto, œuvre désignée au Japon «Trésor national»
Tawaraya Sōtatsu, Dieux du vent et du tonnerre, Époque d’Edo (1603-1867), XVIIe siècle
Paire de paravents à deux panneaux, Kennin-ji, Kyōto, œuvre désignée au Japon «Trésor national»

Quant aux vagues de Kôrin, elles n'ont rien à envier à la grande vague d'Hokusai, pleines de fracas et d'écume.
Ogata Kôrin, Vagues à Matsushima, XVIIIe siècle
Ogata Kôrin, Vagues à Matsushima, XVIIIe siècle

Mais il me semble que notre Oeil Curieux a été particulièrement impressionné par Kamisaka Sekka.
Cet artiste, désigné comme le dernier grand représentant du style Rimpa, excelle effectivement dans tous les domaines.

Son ensemble pour l’écriture est une pure merveille d'élégance.
Kamisaka Sekka, Ecritoire et boite à accessoires avec motifs de jeunes pins et grues 1920–25, Hosomi Museum, Kyoto
Kamisaka Sekka, Ecritoire et boite à accessoires avec motifs de jeunes pins et grues 1920–25
Hosomi Museum, Kyoto

Ses raviers sont d'une sobriété éclatante.
Kamisaka Sekka, Kiyomizu Rokubei IV et Kiyomizu Rokubei V, Raviers à motifs de ruisseau, 1920
Kamisaka Sekka, Kiyomizu Rokubei IV et Kiyomizu Rokubei V, Raviers à motifs de ruisseau, 1920

Et ces iris sur fond d'or, quel raffinement !
Kamisaka Sekka, Iris, entre 1920 et 1940, paire de paravents à deux panneaux
Kamisaka Sekka, Iris, entre 1920 et 1940, paire de paravents à deux panneaux
Kamisaka Sekka, Iris, entre 1920 et 1940, paire de paravents à deux panneaux


dimanche 21 octobre 2018

J'aime les filles de chez Mucha

J'aime les filles de chez Mucha
Si vous êtes comme ça, téléphonez-moi
Si vous êtes comme ci, téléphonez-mi

Si vous êtes comme moi, allez au musée du Luxembourg.

Mucha aimait certainement les femmes et il les dessinait merveilleusement bien.
En notre époque de #Metoo et autres #balancetonporc, il lui serait certainement reproché d'en faire des femmes-objets, de belles et vides créatures pour vendre des biscuits, des savons et du champagne.

Il les faisait même fumer, le pervers !
Alfons Mucha, "Papier à cigarette Job", 1896, lithographie en couleur, Fondation Mucha, Prague © Mucha Trust 2018
Alfons Mucha, "Papier à cigarette Job", 1896
© Mucha Trust 2018

Alfons Mucha, Automne, c.1896
Alfons Mucha, Automne, c.1896

Alfons Mucha, Zodiaque ("La Plume"), 1896–97
Alfons Mucha, Zodiaque ("La Plume"), 1896–97

Peu m'importe.
J'assume mon goût pour l'affichiste de génie.

D'autant que l'exposition du Luxembourg met en valeur un côté plus méconnu de l'artiste tchèque, fervent slavophile, avec des œuvres comme son Épopée Slave, ses travaux pour l'exposition universelle de Paris 1900 ou son appel à aider la Russie, victime de la famine.
Alfons Mucha, Russia Restituenda, 1922
Alfons Mucha, Russia Restituenda, 1922

Alfons Mucha, Souvenir de l'Exposition Universelle Paris 1900. Imprimerie F. Champenois, Paris.
Alfons Mucha, Souvenir de l'Exposition Universelle Paris 1900.
Imprimerie F. Champenois, Paris.


- page 1 de 116