L'oeil curieux

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mardi 21 octobre 2014

Monsieur René Burri, vous nous direz ?

Gainsbourg disait que "Dieu est un fumeur de Havane".

Monsieur Réné Burri, quand vous rencontrerez Dieu, vous pourrez nous faire une belle photographie pour compléter celle du Che ?



Si ça se trouve, ils fument ensemble...



lundi 6 octobre 2014

MEPci beaucoup !

Je dois réparer une grande injustice de mon blog.
La Maison Européenne de la Photographie, plus connue sous son petit nom de MEP, est mal représentée dans mes billets.

En fait, elle est victime d'un mal récurrent chez l'Oeil curieux: la visite à la dernière minute.

Alors que la MEP reste ma destination favorite, et que bien souvent, j'en suis reparti enchanté, j'ai rarement partagé mon plaisir et mes découvertes avec mes lectrices et lecteurs .

Comme ma visite du 4 octobre m'a laissé en joie, je m'empresse de rédiger un billet rédempteur.
De plus, comme la MEP s'étend sur 5 niveaux, j'assouvis un fantasme bien innocent.
J'ai en effet toujours rêvé d'être liftier dans un grand magasin et d'annoncer les étages : « Sous Sol Bricolage ; rez-de-chaussée Parfumerie ; premier Étage Lingerie... »

Embarquez dans l’ascenseur de l'Oeil Curieux.

1er niveau : Petite musique de Nuit de Tim Parchikov.

Mystérieuses, les images de Parchikov.
Nocturnes bien souvent, inquiétantes par le calme, qui certainement cache quelque chose...
Israel © Tim Parchikov
Israel © Tim Parchikov

Israel © Tim Parchikov
Israel © Tim Parchikov

Rome © Tim Parchikov
Rome © Tim Parchikov

2e niveau : Photographie Classique, en N&B mais aussi en couleurs.

J'avais oublié que René Burri, l'homme du portrait du Che au cigare, est un formidable coloriste.
En une seule visite, le N&B mythique et des couleurs inédites.
René Burri, Beijing, China, 1964, © René Burri
René Burri, Beijing, China, 1964, © René Burri

René Burri, Tokyo, Japon, 1972 © René Burri
René Burri, Tokyo, Japon, 1972 © René Burri

René Burri, Beijing, Chine, 1989 © René Burri
René Burri, Beijing, Chine, 1989 © René Burri

À voir rapidement, car l'exposition se termine le 12 octobre !

3e niveau : l'Afrique dans l’œil du Maitre, Pascal de son prénom.

Elles sont magnifiques ces photographies, belles et intelligentes, car derrière le cadrage parfait, les couleurs somptueuses, il y a toujours une réalité africaine et le récit d'un vrai photojournaliste.

Ici un enfant mort de malnutrition.
© Pascal Maitre
© Pascal Maitre

Là, un homme amputé de ses mains par les rebelles durant la guerre civile en Sierra Léone.
© Pascal Maitre
© Pascal Maitre

Ailleurs, une mine à ciel ouvert de pierres précieuses qui transforme les mineurs en fourmis.
© Pascal Maitre
© Pascal Maitre

Alors MEPci qui ?
MEPci la MEP !


dimanche 5 octobre 2014

Les modes passent, les journalistes trépassent.

Il faut faire face à ses contradictions et les assumer.

Je vais vous encourager à acheter un ouvrage, que je n’achèterai pas.
Je vais défendre une cause en laquelle je crois et pourtant, en la circonstance, je ne la soutiendrai pas.

Le nouvel ouvrage de Reporters Sans Frontières est consacré à un photographe de mode, Peter Lindbergh.
100 photos de Peter Lindbergh pour la Liberté de la Presse

La cause défendue, comme pour les ouvrages précédents, est la liberté de la presse et la protection des journalistes.
Noble cause dont je me fais régulièrement le modeste porte-parole, à l'occasion des parutions de RSF.

Mais je n’achèterai pas le numéro de cet automne.
Je crois l'avoir déjà écrit, mais je n'aime pas la photographie de mode.
En fait je n'aime pas la mode, et la place grandissante qu'elle prend dans certains médias.

Je n'aime pas non plus le discours qui accompagne trop souvent la photographie de mode.
Sur le site de Peter Lindbergh, dans le dossier de presse d'une de ses expositions, j'ai par exemple trouvé une phrase typique de ce discours :

S'il est connu pour son unique esthétique de l'instantané, minimale, sans fard qui a participé à l'émergence d'une nouvelle image de la femme moderne à la fois émancipée et fragile, Peter Lindbergh .... 


Et voici quelques femmes, modernes, émancipées et fragiles....
© Peter Lindbergh
© Peter Lindbergh

J'ai cessé d'acheter Le Monde du Week-end à cause des trop nombreuses pages consacrées à la mode, ce n'est pas pour acheter du Peter Lindbergh chez RSF.

Mais la cause reste juste et si vous êtes fashionista ou simplement moins extrémiste que moi, vos 9,90 € seront les bienvenus !

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