L'oeil curieux

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lundi 6 octobre 2014

MEPci beaucoup !

Je dois réparer une grande injustice de mon blog.
La Maison Européenne de la Photographie, plus connue sous son petit nom de MEP, est mal représentée dans mes billets.

En fait, elle est victime d'un mal récurrent chez l'Oeil curieux: la visite à la dernière minute.

Alors que la MEP reste ma destination favorite, et que bien souvent, j'en suis reparti enchanté, j'ai rarement partagé mon plaisir et mes découvertes avec mes lectrices et lecteurs .

Comme ma visite du 4 octobre m'a laissé en joie, je m'empresse de rédiger un billet rédempteur.
De plus, comme la MEP s'étend sur 5 niveaux, j'assouvis un fantasme bien innocent.
J'ai en effet toujours rêvé d'être liftier dans un grand magasin et d'annoncer les étages : « Sous Sol Bricolage ; rez-de-chaussée Parfumerie ; premier Étage Lingerie... »

Embarquez dans l’ascenseur de l'Oeil Curieux.

1er niveau : Petite musique de Nuit de Tim Parchikov.

Mystérieuses, les images de Parchikov.
Nocturnes bien souvent, inquiétantes par le calme, qui certainement cache quelque chose...
Israel © Tim Parchikov
Israel © Tim Parchikov

Israel © Tim Parchikov
Israel © Tim Parchikov

Rome © Tim Parchikov
Rome © Tim Parchikov

2e niveau : Photographie Classique, en N&B mais aussi en couleurs.

J'avais oublié que René Burri, l'homme du portrait du Che au cigare, est un formidable coloriste.
En une seule visite, le N&B mythique et des couleurs inédites.
René Burri, Beijing, China, 1964, © René Burri
René Burri, Beijing, China, 1964, © René Burri

René Burri, Tokyo, Japon, 1972 © René Burri
René Burri, Tokyo, Japon, 1972 © René Burri

René Burri, Beijing, Chine, 1989 © René Burri
René Burri, Beijing, Chine, 1989 © René Burri

À voir rapidement, car l'exposition se termine le 12 octobre !

3e niveau : l'Afrique dans l’œil du Maitre, Pascal de son prénom.

Elles sont magnifiques ces photographies, belles et intelligentes, car derrière le cadrage parfait, les couleurs somptueuses, il y a toujours une réalité africaine et le récit d'un vrai photojournaliste.

Ici un enfant mort de malnutrition.
© Pascal Maitre
© Pascal Maitre

Là, un homme amputé de ses mains par les rebelles durant la guerre civile en Sierra Léone.
© Pascal Maitre
© Pascal Maitre

Ailleurs, une mine à ciel ouvert de pierres précieuses qui transforme les mineurs en fourmis.
© Pascal Maitre
© Pascal Maitre

Alors MEPci qui ?
MEPci la MEP !


dimanche 5 octobre 2014

Les modes passent, les journalistes trépassent.

Il faut faire face à ses contradictions et les assumer.

Je vais vous encourager à acheter un ouvrage, que je n’achèterai pas.
Je vais défendre une cause en laquelle je crois et pourtant, en la circonstance, je ne la soutiendrai pas.

Le nouvel ouvrage de Reporters Sans Frontières est consacré à un photographe de mode, Peter Lindbergh.
100 photos de Peter Lindbergh pour la Liberté de la Presse

La cause défendue, comme pour les ouvrages précédents, est la liberté de la presse et la protection des journalistes.
Noble cause dont je me fais régulièrement le modeste porte-parole, à l'occasion des parutions de RSF.

Mais je n’achèterai pas le numéro de cet automne.
Je crois l'avoir déjà écrit, mais je n'aime pas la photographie de mode.
En fait je n'aime pas la mode, et la place grandissante qu'elle prend dans certains médias.

Je n'aime pas non plus le discours qui accompagne trop souvent la photographie de mode.
Sur le site de Peter Lindbergh, dans le dossier de presse d'une de ses expositions, j'ai par exemple trouvé une phrase typique de ce discours :

S'il est connu pour son unique esthétique de l'instantané, minimale, sans fard qui a participé à l'émergence d'une nouvelle image de la femme moderne à la fois émancipée et fragile, Peter Lindbergh .... 


Et voici quelques femmes, modernes, émancipées et fragiles....
© Peter Lindbergh
© Peter Lindbergh

J'ai cessé d'acheter Le Monde du Week-end à cause des trop nombreuses pages consacrées à la mode, ce n'est pas pour acheter du Peter Lindbergh chez RSF.

Mais la cause reste juste et si vous êtes fashionista ou simplement moins extrémiste que moi, vos 9,90 € seront les bienvenus !

mardi 16 septembre 2014

Rencontre d'un troisième type

Après mon deuxième type, j'en ai rencontré un troisième.
Logique, non ?
Le régional de l'étape comme on dit dans le milieu cycliste, puisque j'ai rencontré Jean Luc Olezak, né à Blois et Tourangeau d'adoption, au château de Tours.

Une de ces rencontres fortuites comme le hasard nous en fait parfois la surprise.
Venu pour Gilles Caron, je suis reparti après avoir découvert un beau photographe de rue.

Dans sa chère Touraine, dans la Pologne de ses origines, ou ailleurs, Olezak distille sa mélancolie, sa poésie, dans un noir et blanc sobre.

TOURS 2007 © Jean-Luc OLEZAK
TOURS 2007 © Jean-Luc OLEZAK

TOURS 1999© Jean-Luc OLEZAK
TOURS 1999© Jean-Luc OLEZAK

POLOGNE 2000© Jean-Luc OLEZAK
POLOGNE 2000© Jean-Luc OLEZAK

PARIS 2007© Jean-Luc OLEZAK
PARIS 2007© Jean-Luc OLEZAK

MONACO 1985© Jean-Luc OLEZAK
MONACO 1985© Jean-Luc OLEZAK

Je suis ressorti léger de l'exposition, léger et heureux.


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