L'Oeil Curieux

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mercredi 8 mai 2019

Il faut chercher la petite bête

Oui, il faut chercher les petites bêtes tant qu'elles sont encore à nos côtés.
Il est urgent de le faire alors que l'homme, cet animal qui se croit si supérieur qu'il en oublie son animalité, détruit la planète, la flore et la faune.

Et pourquoi ne pas les redécouvrir avec des yeux d'enfant à travers les dessins d'Antoon Krings ?
Alors, avant d'aller les chercher dans votre jardin, le bois derrière chez vous ou dans votre intérieur, passez par le Musée des Arts Décoratifs.
L'auteur-illustrateur met en scène et en peinture de drôles de petites bêtes, les mal aimées, les écrasées, les désinsectisées.
Antoon Krings, Patouch la Mouche

Antoon Krings, Oscar le Cafard

Antoon Krings, Blaise et Thérèse les Punaises

Il donne une personnalité attachante aux dévoreurs de salade.
Antoon Krings, Margot L'Escargot

Antoon Krings, Grace la Limace
Pour l’anecdote, il y a 40 ans, des Grace, il y en avait plein le jardin de ma maison en Charente, mais aujourd'hui, son apparition est rare.

Même la terreur du cuir chevelu devient sympathique et pourrait peut être influencer les ventes d'anti poux.
Antoon Krings, Loulou le Pou

L'exposition est un jardin extraordinaire, peuplé des bestioles de Krings, intelligemment mises en perspective dans l’histoire de l'art et des représentations de la faune et de la flore.
Girolamo Pini, Étude de botanique, XVIIe siècle, Paris © MAD, Paris / Jean Tholance
Girolamo Pini, Étude de botanique, XVIIe siècle, Paris
© MAD, Paris / Jean Tholance

Quelle belle scène historique, ce Barnabé le scarabée en train de mettre la touche finale à un splendide portrait royal, comme si nous assistions à l'élaboration du Portrait de Louis XIV en costume de sacre.
Antoon Krings, {Barnabé le scarabée}, 1995

Dernier plaisir, et pas le moindre, de cette visite, le souvenir des lectures à mes deux garçons, le plaisir à partager des histoires.




dimanche 12 février 2017

Triste début de jeûne pour le gourmet solitaire

Je n'ai pas le goût des rubriques nécrologiques.
Et le décès de Jirô Taniguchi ne me fera pas changer.

Son départ est juste l’occasion pour proposer de le retrouver à travers un film et une émission de radio.




Ensuite, puisque j'écris ce billet alors que l'heure du repas approche, je relirai son Gourmet Solitaire.

Jirô Taniguchi, Le gourmet Solitaire, Casterman

Comme toujours, sa lecture me donnera envie de manger japonais.

Le hasard faisant, parfois, bien les choses, j'avais prévu du porc mariné dans une sauce Teriyaki pour le déjeuner dominical, avant d'apprendre le décès du maître de Tottori.

Jiro Taniguchi sera donc un peu présent à table, avec moi ce midi.
Et ses livres seront toujours là, dans ma bibliothèque, à attendre d'être relus.

lundi 18 avril 2016

J'aime bien cet autre Oeil Curieux

Je ne sais pas pourquoi mais j'aime bien cette nouvelle collection éditée par la BNF.

L'Oeil Curieux

L'Oeil Curieux, c'est un beau nom pour de jolies monographies.

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