L'Oeil Curieux

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vendredi 2 novembre 2018

le Rinpa, c'est sympa

Quand même, cet œil Curieux, il pourrait être moins gamin avec ses titres de billet.
Cette belle exposition sur le Rinpa mérite mieux qu'une vague inspiration par une vieille chanson de Gotainer.

Le Rinpa, ce mouvement d'art décoratif si raffiné, avec ces peintures sur feuilles d'or, est vraiment desservi par cette facétie.
C'est d'autant plus regrettable que les œuvres retenues pour illustrer le billet sont plutôt séduisantes.

Ces dieux du vent et du tonnerre ont l'air plutôt joyeux.
Fūjin, le dieu du vent semble même sauter à la corde avec son sac.
Tawaraya Sōtatsu, Dieux du vent et du tonnerre, Époque d’Edo (1603-1867), XVIIe siècle, paire de paravents à deux panneaux, Kennin-ji, Kyōto, œuvre désignée au Japon «Trésor national»
Tawaraya Sōtatsu, Dieux du vent et du tonnerre, Époque d’Edo (1603-1867), XVIIe siècle
Paire de paravents à deux panneaux, Kennin-ji, Kyōto, œuvre désignée au Japon «Trésor national»

Quant aux vagues de Kôrin, elles n'ont rien à envier à la grande vague d'Hokusai, pleines de fracas et d'écume.
Ogata Kôrin, Vagues à Matsushima, XVIIIe siècle
Ogata Kôrin, Vagues à Matsushima, XVIIIe siècle

Mais il me semble que notre Oeil Curieux a été particulièrement impressionné par Kamisaka Sekka.
Cet artiste, désigné comme le dernier grand représentant du style Rimpa, excelle effectivement dans tous les domaines.

Son ensemble pour l’écriture est une pure merveille d'élégance.
Kamisaka Sekka, Ecritoire et boite à accessoires avec motifs de jeunes pins et grues 1920–25, Hosomi Museum, Kyoto
Kamisaka Sekka, Ecritoire et boite à accessoires avec motifs de jeunes pins et grues 1920–25
Hosomi Museum, Kyoto

Ses raviers sont d'une sobriété éclatante.
Kamisaka Sekka, Kiyomizu Rokubei IV et Kiyomizu Rokubei V, Raviers à motifs de ruisseau, 1920
Kamisaka Sekka, Kiyomizu Rokubei IV et Kiyomizu Rokubei V, Raviers à motifs de ruisseau, 1920

Et ces iris sur fond d'or, quel raffinement !
Kamisaka Sekka, Iris, entre 1920 et 1940, paire de paravents à deux panneaux
Kamisaka Sekka, Iris, entre 1920 et 1940, paire de paravents à deux panneaux
Kamisaka Sekka, Iris, entre 1920 et 1940, paire de paravents à deux panneaux


dimanche 14 octobre 2018

J'ai vu la perfection

Mais l'Oeil Curieux est un pervers sadique !

Il publie des billets quand il a le temps et il ne trouve rien de mieux à faire qu'écrire sur une extraordinaire exposition le jour de sa fermeture.
Il faudrait enfermer ce pathétique psychopathe.

Restez positif, fidèles lectrices et lecteurs.
D'abord, si vous lisez ce billet avant ce dimanche 14 octobre 20 heures, vous pouvez encore faire une longue queue avant d'accéder à la perfection.
Ensuite, si vous ratez cette exposition, peut être aurez vous l'occasion, dans le futur, d'admirer ces merveilles à Tokyo ou ailleurs.
Nous nous y rencontrerons sans doute, car si l'occasion se présente, j'irais voir à nouveau la neige, les coquillages sur la plage et ce bébé poulpe tendrement ventousé sur un tentacule accueillant.

Ito Jakuchu Canards mandarins dans la neige, 1759, Tokyo, Musée des collections impériales (Sannomaru ShozoKan), Agence de la Maison impériale
Itō Jakuchū, Canards mandarins dans la neige, 1759
Tōkyō, Musée des collections impériales (Sannomaru ShozoKan)
Agence de la Maison impériale

Ito Jakuchu, Coquilles, 1761-1765, Tokyo, Musée des collections impériales (Sannomaru ShozoKan), Agence de la Maison impériale
Itō Jakuchū, Coquilles, 1761-1765
Tōkyō, Musée des collections impériales (Sannomaru ShozoKan)
Agence de la Maison impériale

Itō Jakuchū. Poissons, 1765-1766. Tōkyō, Musée des collections impériales (Sannomaru Shōzōkan). Agence de la Maison impériale.
Itō Jakuchū, Poissons, 1765-1766
Tōkyō, Musée des collections impériales (Sannomaru Shōzōkan)
Agence de la Maison impériale


dimanche 30 septembre 2018

Pour Londres ? Descendez à Champs Élysées Clemenceau !

Oubliez l'Eurostar ! Un simple ticket de métro suffit.
Il n'est pas nécessaire non plus de fuir le Siège de Paris ou la Semaine Sanglante, mais simplement d'apprécier les impressionnistes en particulier et l'art en général.

Londres, sa Tamise, ses parcs et son brouillard (Asterix: Il y a souvent du brouillard comme ça, chez vous ? Jolitorax: Bonté, non ! Seulement quand il ne pleut pas) s’offrent à vous au Petit Palais, à travers les regards de Claude Monet, Camille Pissarro, Gustave Doré, André Derain, James Abbott McNeill Whistler et bien d'autres.
James Abbott McNeill Whistler, Nocturne en bleu et argent : les lumières de Cremorne, 1872 © Tate 2017. Photo : Joe Humphrys
James Abbott McNeill Whistler, Nocturne en bleu et argent : les lumières de Cremorne, 1872
© Tate 2017. Photo : Joe Humphrys

Gustave Doré Londres, vue prise d'un chemin de fer par-dessus les toits  Bibliothèque nationale de France
Gustave Doré Londres, vue prise d'un chemin de fer par-dessus les toits
Bibliothèque nationale de France

Claude Monet Londres, le Parlement. Trouée de soleil dans le brouillard 1904 © RMN-Grand Palais (Musée d'Orsay) / Hervé Lewandowski
Claude Monet Londres, le Parlement. Trouée de soleil dans le brouillard 1904
© RMN-Grand Palais (Musée d'Orsay) / Hervé Lewandowski

Camille Pissarro Kew Green 1892 © Musée des Beaux-Arts de Lyon
Camille Pissarro Kew Green 1892
© Musée des Beaux-Arts de Lyon

André Derain Big Ben, 1906 / Laurent Lecat/Adagp, Paris 2017
André Derain Big Ben, 1906
Laurent Lecat/Adagp, Paris 2017

Finalement, métropolitain parisien ou Eurostar, il faut sortir toujours d'un tunnel pour voir la lumière.


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