L'Oeil Curieux

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Tag - Liberté de la Presse

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dimanche 5 octobre 2014

Les modes passent, les journalistes trépassent.

Il faut faire face à ses contradictions et les assumer.

Je vais vous encourager à acheter un ouvrage, que je n’achèterai pas.
Je vais défendre une cause en laquelle je crois et pourtant, en la circonstance, je ne la soutiendrai pas.

Le nouvel ouvrage de Reporters Sans Frontières est consacré à un photographe de mode, Peter Lindbergh.
100 photos de Peter Lindbergh pour la Liberté de la Presse

La cause défendue, comme pour les ouvrages précédents, est la liberté de la presse et la protection des journalistes.
Noble cause dont je me fais régulièrement le modeste porte-parole, à l'occasion des parutions de RSF.

Mais je n’achèterai pas le numéro de cet automne.
Je crois l'avoir déjà écrit, mais je n'aime pas la photographie de mode.
En fait je n'aime pas la mode, et la place grandissante qu'elle prend dans certains médias.

Je n'aime pas non plus le discours qui accompagne trop souvent la photographie de mode.
Sur le site de Peter Lindbergh, dans le dossier de presse d'une de ses expositions, j'ai par exemple trouvé une phrase typique de ce discours :

S'il est connu pour son unique esthétique de l'instantané, minimale, sans fard qui a participé à l'émergence d'une nouvelle image de la femme moderne à la fois émancipée et fragile, Peter Lindbergh .... 


Et voici quelques femmes, modernes, émancipées et fragiles....
© Peter Lindbergh
© Peter Lindbergh

J'ai cessé d'acheter Le Monde du Week-end à cause des trop nombreuses pages consacrées à la mode, ce n'est pas pour acheter du Peter Lindbergh chez RSF.

Mais la cause reste juste et si vous êtes fashionista ou simplement moins extrémiste que moi, vos 9,90 € seront les bienvenus !

jeudi 22 mai 2014

Les risques du métier

Pour compléter mon récent billet sur la mort de Camille Lepage et Reporters Sans Frontières, vous pouvez écouter l'édition du 22 mai de l'excellente émission "Du grain à moudre", intitulée "le métier de reporter de guerre est-il de plus en plus précaire ?".



mercredi 14 mai 2014

Triste coïncidence

Le numéro de printemps de « 100 photos pour la liberté de la presse » vient de paraître.
100 photos de l'Agence VII pour la liberté de la presse

Une jeune photographe, Camille Lepage, vient d'être tuée en Centrafrique.
On est ensemble © Camille Lepage / Hans Lucas
On est ensemble © Camille Lepage / Hans Lucas

Triste coïncidence pour rappeler combien j'attache de l'importance à Reporters Sans Frontières, à ses livres d'images qui permettent de financer leurs actions en faveur de la liberté de la presse et aussi combien j'admire les photographes de guerre.

Dans ce nouveau numéro, c'est l'Agence VII qui est à l'honneur.
Fondée après les événements du 11 septembre 2001, connue d'abord pour sa couverture des conflits, l'agence VII collabore maintenant avec de nombreuses ONG et couvre tous les types d’événements.

Parmi la centaine de clichés de l'ouvrage, j'ai retenu une photographie d'Alexandra Boulat, co-fondatrice de l'agence VII, artiste de talent prématurément disparue, lauréate du World Press Photo 2002 pour son reportage sur les adieux d'Yves St Laurent.

Centre d'entraînement au tir à l'académie de police pour femmes à Téhéran. Iran, Novembre 2004. Alexandra Boulat / Association Pierre & Alexandra Boulat.
Centre d'entraînement au tir à l'académie de police pour femmes à Téhéran. Iran, Novembre 2004.
© Alexandra Boulat / Association Pierre & Alexandra Boulat.

J'ai aussi retenu cette étrange constellation d'écrans de téléphone portables, prise par John Stanmeyer à Djibouti et récompensée par le prix World Press Photo 2014 de photographie de l'année.
Derrière la beauté et la paix de cette scène, se cache en réalité le drame des migrants africains.

© John Stanmeyer
© John Stanmeyer

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