L'Oeil Curieux

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Tag - Galerie Camera Obscura

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samedi 1 juin 2019

L'Oeil Curieux aime les légumes

Oui, je veux pousser un grand cri d'amour dans le désert de mes lecteurs : j’aime les légumes.

J'aime les légumes que j'achète au gré des saisons chez Élise et Thierry Riant, la troisième génération de maraîchers à servir ma famille sur le marché de ma ville natale.
J'aime les choux de Pontoise, qui me rappelle que l'île de France est aussi terre de paysans, les navets de Tokyo qui font voyager dans l'assiette, les carottes nouvelles qui se languissent des petits pois à venir, les tomates charnues dont les coulis ensoleillent ma cuisine d'hiver.


J'aime les légumes d'Ingar Krauss, modestes et pourtant sublimes dans leurs rehauts de peinture.
J'aime savoir que l'artiste a accompagné ses modèles depuis leur mise en terre jusqu'à leur mise en image.
Il a cultivé son jardin, récolté puis photographié.
Les tirages argentiques, révélés dans l’obscurité inactinique, ont ensuite été peints.
Un travail d'artisan, la nourriture de la matière par la lumière, aidée par la main de l'homme, s'achevant en des natures mortes qui célèbrent la vie.
Ingar Krauss "Sans titre, Jena" 2014
Ingar Krauss "Sans titre, Jena" 2014

Ingar Krauss "Sans titre, Jena" 2014
Ingar Krauss "Sans titre, Jena" 2014

Ingar Krauss "Sans titre, Jena" 2014
Ingar Krauss "Sans titre, Jena" 2014

Ingar Krauss "Sans titre, Zechin" 2018
Ingar Krauss "Sans titre, Zechin" 2018

L'exposition se termine aujourd'hui alors que j'écris ce billet.
Il sera donc trop tard pour une visite.
Mais je voulais écrire ces quelques lignes, car, contrairement à Zigomar, l'Oeil Curieux aime les légumes.
Philippe Corentin Zigomar n'aime pas les légumes
Philippe Corentin Zigomar n'aime pas les légumes


samedi 17 novembre 2018

Pour faire mentir Hitchcock

Non, les oiseaux ne sont pas tous des tueurs psychopathes.

Les oiseaux de Pentti Sammallahti se désaltèrent paisiblement dans la campagne.
© Pentti Sammallahti / Camera Obscura
© Pentti Sammallahti / Camera Obscura

Les oiseaux de Pentti Sammallahti sont un peu moqueurs et imitent le Général de Gaulle.
© Pentti Sammallahti / Camera Obscura
© Pentti Sammallahti / Camera Obscura

Les oiseaux de Pentti Sammallahti sont bien élevés et traversent prudemment dans les passages protégés.
© Pentti Sammallahti / Camera Obscura
© Pentti Sammallahti / Camera Obscura

Les oiseaux de Pentti Sammallahti sont des illusionnistes capables de se transformer en arbre.
© Pentti Sammallahti / Camera Obscura
© Pentti Sammallahti / Camera Obscura

Pentti Sammallahti est un magicien.
© Pentti Sammallahti / Camera Obscura
© Pentti Sammallahti / Camera Obscura


dimanche 22 octobre 2017

Sous le signe du Noir et Blanc

Raymond Depardon est un peu mon photographe méconnu.
Je ne suis pas certain que son nom sortirait parmi les premiers si j'étais interrogé sur mes photographes favoris.
Pourtant j'avais été enthousiasmé par ses clichés en couleur au Grand Palais, j'ai écrit un petit billet sur son livre « J.O. » durant les J.O. De Londres et dans ma bibliothèque trône avec majesté « La France de Raymond Depardon », imposant souvenir de l'exposition éponyme à la BNF en 2010.

Alors, la visite du samedi, impasse Lebouis, a été l'occasion de belles retrouvailles grâce à un excellent panorama de ses travaux, articulé suivant 4 axe, la terre natale, le voyage, la douleur et l’enfermement.
Si mon choix pour ce billet est restreint au thème du voyage, il ne faut y voir que le reflet d'une humeur vagabonde et légère durant la sélection des images et non un manque d’intérêt pour les autres thèmes, plus austères, voire tristes.

Sur un petit air de charade, les images du jour.

Ma première est picturale à souhait, une sorte de lumière-forte gravée par un artiste qui maîtrise la morsure des photons
Raymond Depardon A group walking across the land of Tigui. Borkou, Chad. 1979. © Raymond Depardon
Raymond Depardon A group walking across the land of Tigui. Borkou, Chad. 1979.
© Raymond Depardon | Magnum Photos

Ma seconde est un polyptyque de reflets comme je les aime
Raymond Depardon Window onto seafront. Alexandria, Egypt. 1995. © Raymond Depardon
Raymond Depardon Window onto seafront. Alexandria, Egypt. 1995.
© Raymond Depardon | Magnum Photos

Ma troisième capture une situation délicieusement décalée
Raymond Depardon White Sand, 1982 © Raymond Depardon / Magnum Photos
Raymond Depardon White Sand, 1982
© Raymond Depardon / Magnum Photos

Ma quatrième est la dérisoire tentative de la couleur qui n'arrive pas à chasser la grisaille de la vie
Raymond Depardon Glasgow, Écosse, 1980 © Raymond Depardon / Magnum Photos
Raymond Depardon Glasgow, Écosse, 1980
© Raymond Depardon / Magnum Photos

Et mon tout est l'oeuvre d'un grand monsieur.

Mais ce n'est pas une révélation, car on ne devient pas membre de Magnum par hasard.


Pour l'Oeil Curieux aux semelles de vent, un quart d'heure suffit pour aller de l'impasse Lebouis au bd Raspail (par la Rue Froidevaux, paradoxal patronyme pour un lieutenant-colonel des sapeurs-pompiers mort lors d’un immense incendie dans une fabrique d’ustensiles de ménage), pour découvrir ce qui s'expose à la Galerie Camera Obscura.

Judicieuse expédition, récompensée avec les oiseaux de Masao Yamamoto, qui tiennent conciliabule ou esquissent un pas de deux dans la lumière brûlée de délicates images.
Masao Yamamoto
Masao Yamamoto

Masao Yamamoto
Masao Yamamoto

Masao Yamamoto
Masao Yamamoto

Masao Yamamoto
Masao Yamamoto


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